[Alumni] Catherine Malaplate, nouvelle directrice de l’unité mixte de recherche Nutrition Génétique et Exposition aux Risques Environnementaux

Published on November 2, 2026

Factuel est allé à la rencontre de Catherine Malaplate, nouvelle directrice de l’unité mixte de recherche NGERE.

Catherine a soutenu sa thèse en 2004 dont le titre est " Voie de toxicité des substances pro-inflammatoires et des substances addictives dans une lignée astrocytaire humaine : conséquences physiopathologiques en neurotoxicologie"

Factuel : Quel est votre parcours ?

Catherine Malaplate : Pharmacienne biologiste de formation, j’ai réalisé mon internat en pharmacie à Nancy avant d’exercer comme assistante hospitalo-universitaire en biochimie et biologie moléculaire. Nommée maître de conférences des universités-praticien hospitalier (MCU-PH) en 2006, j’ai développé une activité à l’interface de la biologie médicale, de l’enseignement et de la recherche. Après l’obtention de mon habilitation à diriger des recherches en 2015, j’ai progressivement pris des responsabilités dans le pilotage de structures de recherche, en devenant notamment coordonnatrice médicale du Centre de Ressources Biologiques Lorrain en 2018 puis responsable du Laboratoire de Biologie Médicale de Référence consacré aux maladies neurodégénératives et neuroinflammatoires centrales en 2024.

Factuel : pouvez-vous présenter en quelques mots votre activité ?

Catherine Malaplate : Mon activité s’articule autour du soin, de l’enseignement et de la recherche.
J’exerce au sein du service de biochimie, biologie moléculaire et nutrition du CHRU de Nancy, où je suis responsable des secteurs d’hormonologie et de neurochimie. Cette activité contribue au diagnostic et à la prise en charge des patients grâce à la réalisation d’examens biologiques spécialisés. Je suis également coordonnatrice médicale du Centre de Ressources Biologiques Lorrain, une fonction qui me permet d’être au plus près des enjeux de la recherche clinique et translationnelle. Mon activité de recherche est principalement centrée sur les maladies neurodégénératives. Je développe des projets de recherche clinique visant à identifier et valider de nouveaux biomarqueurs susceptibles d’améliorer le diagnostic précoce, le pronostic et le suivi des patients.
Au sein de l’unité NGERE, je mène parallèlement des travaux de recherche plus fondamentaux consacrés aux mécanismes précoces impliqués dans l’initiation de la maladie d’Alzheimer. Mes recherches s’intéressent notamment au rôle des lipides dans le vieillissement cérébral, au remodelage des membranes cellulaires ainsi qu’aux interactions entre maladies métaboliques et maladies neurodégénératives.
Ce double ancrage, associé à mon implication dans les instances scientifiques de l’Université de Lorraine et du CHRU de Nancy, m’a permis d’acquérir une connaissance transversale de l’environnement de la recherche, de ses acteurs et de ses outils, depuis la recherche fondamentale jusqu’à la recherche clinique et au transfert vers la pratique médicale.

Factuel : Quels sont vos projets au sein du ngere ?

Catherine Malaplate : Ma première priorité est de restaurer la confiance et de redonner une dynamique collective à l’unité. Je suis profondément convaincue que la richesse de NGERE repose sur la diversité de ses profils, de ses expertises et de ses approches scientifiques. Je souhaite redonner tout son sens au mot unité : c’est en travaillant ensemble et en nous appuyant sur la complémentarité de nos compétences que nous pourrons relever les défis scientifiques de demain.
Je souhaite également accorder une place particulière aux doctorants, post-doctorants et jeunes chercheurs, en les accompagnant dans leur développement scientifique et en renforçant leur visibilité au sein de l’unité et à l’extérieur.
Par ailleurs, je souhaite poursuivre le développement d’un projet scientifique résolument translationnel, s’appuyant sur l’identité hospitalo-universitaire forte de NGERE. L’ambition est de renforcer les liens entre recherche fondamentale et recherche clinique, de développer des modèles innovants permettant une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans les maladies chroniques et de contribuer à l’essor de la médecine de précision. Cette approche doit permettre d’accélérer le transfert des connaissances vers le patient et de renforcer la visibilité scientifique de l’unité. Cette dynamique s’appuiera sur une gouvernance collégiale, fondée sur l’écoute, la transparence et l’implication de l’ensemble des membres de l’unité.