[Portrait mentor] Julie Bour : alumna docteure de 2015 en histoire de l’Université de Lorraine

Published on July 12, 2023

Nous vous présentons Julie Bour, docteure de l'Université de Lorraine depuis 2015, qui est engagée auprès du réseau alumni depuis le lancement du projet mentorat. Découvrez son parcours et son rôle en tant que mentor du réseau. 

 

 Pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours universitaire et ce qui vous a amener à préparer une thèse ?

 

J’ai toujours été passionnée d’histoire. Plus particulièrement par l’archéologie. J’ai fait le choix de faire de l’histoire contemporaine mon champ de recherche. Tenter de comprendre, d’analyser ; de prouver par des archives un fait, un parcours, une vie, des choix ; dépouiller des documents restés dans des cartons depuis des années, construire des événements (colloques, journées d'études, expositions...), autant d’éléments qui rendent la recherche en doctorat épanouissante. 
 

Comment avez-vous valorisé et trouvé de l’emploi après votre thèse en Histoire ?
 

La discipline semble se prêter davantage à l’enseignement, à une carrière dans un musée ou dans un centre d'archives. En-tout-cas, aux premiers abords et à cette période, pas à la profession que j'occupe désormais.
 
La rencontre d'un professeur de droit du travail, lors d’un bilan de positionnement (ou bilan de compétences) réalisé à l'Université, m'a permis de découvrir qu’il existe un autre monde que celui de la recherche et de l’académique. Il a fallu être certaine d'avoir fait "le deuil de la recherche" et finalement changer de voie.

Je considère que cet accompagnement correspond à celui du mentorat.
 

Aujourd’hui que faites-vous ?

 

Aujourd’hui, je suis chargée de mission de la présidente du CESER Grand Est (je fais office de Directrice de cabinet) et coordinatrice de l’événementiel pour la structure. 

Finalement, un retour « aux sources » et à l'histoire politique. Je me suis rendue compte que la formation reçue et le travail accompli me permettaient de continuer dans un autre type de "recherche".

Des compétences acquises et transposables dans un environnement différent (savoir lire vite, prendre des notes, analyser, rédiger, s'exprimer en public... autant d'exercices réalisés durant la thèse).

 

Vous avez témoigné avoir été accompagnée après votre thèse, est-ce pour cela que vous avez choisi de devenir mentor ?
 

Je n’ai pas eu de mentorat en tant que tel. La combinaison d’un excellent directeur de thèse, d’un bilan de positionnement, ont été de forts et indispensables accompagnements.

C’est le constat du manque, pour bien des étudiants, de cet accompagnement, que j’ai eu l’envie de «rendre la pareille».

 

Vous êtes donc mentor depuis maintenant un an pour le réseau alumni, qu’est-ce que cette expérience vous a apportée ?

L’expérience me conforte dans l’objectif recherché : permettre le pas de côté à des personnes. Des doctorant.e.s docteur.e.s qui n’ont aucunement besoin de moi pour être des experts dans leur discipline, mais à qui je peux permettre de gagner du temps et de ne pas s'angoisser dans la question commune : que faire après ma thèse ? J’ai accompagné des doctorantes avec la même envie, la même motivation, de progresser, d'avancer et de trouver une voie, leur voie.

 

             Enfin, quels sujets avez-vous abordés avec vos mentorés de la session 2 et quel est votre sentiment ?

 

J’ai eu le plaisir d’accompagner Viktoria, pour la dernière session de mentorat.

 

Consciente du marché du travail, elle n’avait pas de besoins spécifiques pour rédiger son CV, postuler à des offres. Le mentorat peut aussi être un temps pour être rassuré quant à nos objectifs, nos compétences, nos choix… Pour prendre le recul nécessaire, faire le pas de côté, envisager d’autres possibilités. Nous avons échangé de manière régulière, tous les mois, en toute sympathie et confiance. Je n’ai pas hésité à partager avec elle mes contacts. Je suis heureuse d’avoir pu participer à la construction de son avenir professionnel, pour lequel je n’ai aucun doute ! Je prends plaisir à accompagner des personnes motivées, impliquées et dans une recherche continue de progression personnelle et professionnelle. J’aurais apprécié pouvoir en bénéficier dans mon parcours universitaire.

 

Je ne peux donc que vous inviter, mentor.e.s comme mentoré.e.s, à rejoindre ce dispositif mis en place par le réseau alumni docteurs de l’Université de Lorraine. Un peu de temps accordé, pour en retour, la satisfaction d’avoir pu contribuer modestement à soutenir une Docteure dans le monde difficile de l’après-thèse. Bravo Viktoria et à bientôt ! Clin d'œil à Laura, que j'ai également accompagnée et qui a su démontrer la même volonté et le même engagement.

 

 

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